La crise des coronavirus montre l’importance de changer notre modèle économique. Afin de jeter les bases d’un développement plus durable, un cadre de référence international et universel existe déjà. Ce sont les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par l’ONU en 2015. Déjà utilisés par de nombreux acteurs économiques et financiers, ils doivent aujourd’hui être considérés comme un outil opérationnel pour orienter l’innovation et l’investissement vers des activités qui assureront la reprise d’un développement durable. économie. L’Essentiel de la finance durable vous propose chaque jour un aperçu de chacun des OEN.

L’OBJECTIF 2030
L’ODD n ° 9 est rarement promu en dehors du monde économique et financier. Pourtant, dédié à l’infrastructure (des ponts à Internet, en passant par l’industrie au sens large) et à l’innovation, il est essentiel d’assurer la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la qualité de vie, tout en ayant un impact limité sur notre environnement. Cet ODD appelle également à une coalition de forces: financières, technologiques, scientifiques, publiques et privées, entre grandes et petites entreprises… Le tout dans un esprit de solidarité territoriale mais aussi internationale. Les ODD étant interdépendants, la réalisation de chacun des objectifs nécessite de travailler sur les 17 autres pour assurer leur réalisation.

LA SITUATION PRÉSENTE
Pour de nombreux pays africains, en particulier les pays à faible revenu, les contraintes d’infrastructure existantes affectent la productivité des entreprises d’environ 40%. Les infrastructures de base, telles que les routes, les technologies de l’information et de la communication, l’assainissement, l’électricité et l’eau, restent rares dans de nombreux pays en développement. Par exemple, 16% de la population mondiale n’a pas accès aux réseaux mobiles à large bande.

Les inégalités causées par les disparités dans les infrastructures et l’accès dans les différents pays et régions du monde sont actuellement exacerbées par la crise de Covid-19.

En France, l’un des principaux indicateurs est la part modale du transport intérieur de marchandises (fluvial, ferroviaire et routier mais pas aérien). Il montre la part écrasante du transport routier (90%), sans aucune baisse. Un autre indicateur est l’intensité carbone par unité de valeur ajoutée: elle a baissé d’environ 20% depuis 2010 mais s’est stabilisée autour de 133 tonnes par million de dollars (sic) depuis plusieurs années. Enfin, l’effort de recherche est également évalué et il reste très faible, inférieur à la moyenne OCDE et au sommet de la classe comme Israël ou la Corée du Sud (plus de 4% du PIB).

INITIATIVES DES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Investir dans des infrastructures durables. Afin d’encourager les investissements dans les fonds verts pour financer l’industrie et les infrastructures propres (énergie, bâtiments, recyclage, transports, technologies, etc.), le gouvernement français a mis en place un label baptisé Greenfin (dont Novethic est auditeur). Au niveau européen, la taxonomie des activités vertes permettra également de voir plus clairement financer les activités les plus durables.

Dons aux infrastructures de santé et à la recherche. Pour faire face à la crise de Covid-19, plusieurs entreprises et fondations ont fait des dons à la Fédération hospitalière française pour contribuer au matériel d’urgence ou à la recherche. Ce parrainage est utile en cette période d’urgence mais ne doit pas compenser un manque d’investissement à long terme dans les infrastructures de base (santé, social, assainissement, etc.).